Mercredi 1 avril 2009 3 01 04 2009 09:33
Voici le lien vers le dernier communiqué des deux ministres.

http://www.education.gouv.fr/cid24259/le-recrutement-et-la-formation-des-enseignants.html
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 03 2009 11:47

Lettre ouverte d’étudiants voulant devenir enseignant

à X.Darcos et V.Pécresse

Nous, étudiants qui venons de lire les annonces de X.Darcos, vous posons les questions suivantes :

Je suis en Licence de maths et je veux devenir prof d’école. Dans quel master dois-je m’inscrire l’an prochain sachant que dans mon université il n’y a pas de master « enseignement » et que je n’ai aucune chance d’avoir mon master de math si je me consacre à la préparation du concours? Pourquoi ne pas m’inscrire simplement en IUFM comme les étudiants l’an dernier ?

Je suis en licence de droit, je veux passer le CRPE, quel sens cela a-t-il se s’inscrire dans un M1 de droit pour devenir prof d’école ? Pourquoi ne pas m’inscrire simplement en IUFM comme les étudiants l’an dernier ?

Je suis actuellement en PE1. Si j’échoue, l’an prochain, je peux repasser le même concours, ma première année d’IUFM vaut-elle pour un M1 ? Si non, dans quel M1 dois-je m’inscrire ? Pourquoi ne pas laisser les mêmes conditions que cette année, c'est-à-dire être titulaire d’une licence ? Pourquoi ne puis-je pas redoubler à l’IUFM ?

Je suis actuellement en PE1, j’ai déjà été admissible l’an dernier mais cette année, je n’ai pas confirmé mon inscription. Je n’ai pas de M1. Pourrais repasser l’an prochain ? Puis-je repasser en candidat libre sans M1?Pourquoi mon année de M1 ne peut-elle pas être considérée comme un M1 ?

J’ai passé le CAPEPS 2 fois sans être admissible, je n’ai pas de M1, cette année je ne me suis pas inscrit, puis-je passer le concours l’an prochain sans condition nouvelle ou dois-je m’inscrire dans un M1 ?

J’ai passé le CAPES deux fois, j’ai été admissible une fois, je suis AE, j’ai besoin de travailler pour continuer mes études, je n’ai pas de M1, j’habite loin d’une ville universitaire, puis-je repasser le concours en candidat libre ?

Je suis en M1, si j’échoue au concours cette année, je m’inscrirais en M2 et je pourrais le repasser l’an prochain, mais après… deviendrais-je directement fonctionnaire stagiaire ou devrais-je finir mon M2 si je ne l’obtiens pas l’an prochain ?

Je suis en licence, si j’ai le concours l’an prochain, je ne serai pas fonctionnaire stagiaire et serait obligé de passer un M2 tout en étant aide-éducateur et en faisant un stage payé 3000 euros. Ne vaudrait-il mieux pas que je sois en formation IUFM avec une vraie formation professionnelle ?

Monsieur le Ministre, nous savons que nos questions, en l’état actuel de vos annonces, vont rester sans réponse. Pour mettre fin au bricolage et aux incohérences de votre réforme, c’est assez simple, nous vous demandons expressément  :

  • le retrait complet de votre réforme et une année 2009-2010 exactement identique à l’année 2008-2009 avec inscriptions et préparation en IUFM

  • des réelles négociations avec tous les acteurs sur une autre forme de "mastérisation", qui améliore vraiment les formations initiale et continue des futurs enseignants  et garantisse une cinquième année d'étude professionnalisante, qualifiante et rémunérée.


Par ailleurs, nous nous dites dans votre lettre que le nombre de postes au concours 2010 sera au moins égal au concours 2009. C’est largement insuffisant.

Ne profitez pas de la mastérisation pour recruter encore plus de vacataires et de contractuels ! Assurer un budget pour un plan pluriannuel de recrutements !

 

 

A compléter par d'autres témoignages...


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Jeudi 26 mars 2009 4 26 03 2009 20:10
Analyse de la lettre adressée par X. DARCOS aux syndicats.

Assistons-nous enfin à une avancée ?  Pouvons-nous noter un recul du ministre ? Peut-on crier victoire ?

Il y a bien un point positif dans ce courrier du ministre celui du maintien pour 2010 des concours de recrutement des enseignants sous leur forme actuelle.

Mais notre sentiment est que c’est l’arbre qui cache la forêt car Darcos ne modifie en rien le recrutement des enseignants maintenu à bac+5 (cf le point 1). Il confirme au contraire l’allongement à bac+6 de la titularisation avec  une année de formation post-concours qui finalement est maintenue, avec 2/3 du temps en responsabilité dans une classe et 1/3 du reste de temps avec des formateurs.

On ne peut que constater, avec nos collègues des iufm du pays, que rien ne bouge :

- sur l’aide sociale pour les étudiants issus des milieux modestes (bourses aux mérites),

-  sur la mise en concurrence des  universités, des départements et des IUFM
 
- sur le maintien d'une année de M2  avec des objectifs inconciliables (ECTS du master, mémoire de  recherche, concours et, éventuellement stage !),

- sur une 5e année de  formation qui n'est plus rémunérée

- sur la dissolution progressive des IUFM,  de leur potentiel de compétences et de recherche…

Il est donc primordial de maintenir la pression afin que le ministre retire définitivement ce projet qui n’est en aucune façon un gage d’amélioration de la formation des enseignants. En revanche il est toujours aussi dangereux car il n’est justifié que par des raisons d’économies budgétaires qui entrent dans le cadre du RGPP, et surtout il augure d’une sélection sociale du personnel enseignant qui s’effectuera de fait. La seule chose que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas ce gouvernement qui va régler le problème des discriminations sociales qui existent dans ce pays, au contraire il l’accentue !

NE NOUS LAISSONS PAS ABUSER PAR LE MINISTERE
CONTINUONS NOTRE MOBILISATION POUR EXIGER LE RETRAIT DE CETTE REFORME INJUSTE !!



Par PE Foix
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Mardi 24 mars 2009 2 24 03 2009 14:38

Communiqué et motions de la 7e Coordination Nationale des Universités, réunie à Strasbourg le 23 mars 2009


Communiqué du matin


Alors que depuis 2 mois, l’université et la recherche sont en grève, le gouvernement n’a réagi que par le mépris, les manœuvres et la répression. Il n’a donné satisfaction à aucune de nos revendications, faisant de l’enseignement supérieur et de la recherche un des laboratoires de sa politique destructrice de l’éducation nationale et de la fonction publique.


La CNU prend à témoin l’opinion publique de l’attitude du gouvernement et de son refus d’offrir les conditions nécessaires à l’ouverture de réelles discussions. Valérie Pécresse a une nouvelle fois montré son mépris ce matin sur France 2 en sommant les universitaires d’organiser le rattrapage des cours. Cette surdité fait ainsi porter l’entière responsabilité de la radicalisation du mouvement sur le gouvernement.


Nous ne demandons pas à Valérie Pécresse et à Xavier Darcos de reculer mais d’avancer en retirant leurs projets.


Tous dans la rue les 24 et 26 mars !


Communiqué du soir


Réunie à Strasbourg ce lundi 23 mars 2009, la Coordination Nationale des Universités tient à rappeler les conditions incontournables pour sortir de la crise qui secoue depuis de longs mois le monde universitaire : le retrait du décret statutaire, le retrait du décret sur la mastérisation, le retrait du contrat doctoral unique, l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche ainsi que des engagements clairs en matière d’emploi statutaire. Elle invite toutes les organisations syndicales à se montrer intransigeantes sur ces points qui sont indissociables, à ne pas se satisfaire de promesses et de demi-mesures, à n’accepter aucune négociation partielle. Leur crédibilité serait gravement compromise pour le futur s’ils devaient déroger à cette règle.


Les véritables finalités des réformes et de l’orientation générale de la politique éducative, universitaire et de recherche suivie depuis 2006/2007, sont à présent connues de tous. Il s’agit :


* de la dégradation programmée des contenus disciplinaires, de la culture générale et des humanités ;

* de la destruction de la fonction publique d’Etat dans l’enseignement, par l’extension du recours à l’emploi précaire et par la déconcentration locale du recrutement et de la gestion des carrières, desquelles résulteraient une perte d’autonomie et une moindre protection des personnels, notamment administratifs et techniques.

* de la libéralisation du « marché » de l’enseignement supérieur et de la recherche, où le secteur privé, commercial ou religieux, serait invité à venir prendre des parts supplémentaires, en droite ligne des recommandations de l’OCDE.


Cette politique rejoint celle actuellement appliquée à l’Hôpital et menace selon le rapport Le Bris de nombreux autres secteurs de la fonction publique, au point de mettre en danger tout le pacte social républicain, fondé avant 1914 et renouvelé en 1945. L’opinion publique doit en prendre conscience.


Les conséquences en seraient dramatiques pour l’ensemble de notre système : formation des jeunes et avancement de la recherche. Aussi, la Coordination Nationale des Universités avertit-elle solennellement le gouvernement : la communauté universitaire mesure parfaitement l’importance de ces enjeux et prendra toutes ses responsabilités pour défendre jusqu’au bout la tradition de liberté dont elle est l’héritière.


Valérie Pécresse et Xavier Darcos, qui se sont déjà disqualifiés comme interlocuteurs par le mépris qu’ils ont manifesté à notre communauté, doivent partir. Mais au-delà de ces deux ministres, le gouvernement doit savoir que s’il n’entend pas notre colère, c’est sa légitimité même qui sera très bientôt mise en question. La Coordination Nationale des Universités l’invite donc à abandonner dès maintenant toutes ces réformes et à s’engager sur l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la Recherche, avant que l’état de désordre actuellement installé dans l’université ne soit irréversible, avant, tout simplement, qu’il ne soit trop tard.

Motions adoptées par la

7ème Coordination Nationale des Universités

réunie le 23 mars 2009 à Strasbourg


Dans la perspective de la continuation du mouvement de la communauté universitaire, la Coordination Nationale des Universités appelle à l’intensification des actions. Face au mépris du gouvernement, nous n’avons plus d’autre choix que de durcir notre mouvement.


La Coordination Nationale des Universités confirme son appel aux journées « RPG » selon les modalités définies dans la motion n°1 votée aujourd’hui à Strasbourg.


La Coordination Nationale des Universités appelle les universités à mandater leurs délégués afin de lui permettre de prendre les décisions qui s’imposent lors de sa prochaine réunion pour assurer les meilleures conditions de la prise en compte du second semestre universitaire pour les étudiants.


La Coordination Nationale des Universités appelle les universitaires à suivre le mot d’ordre de démissions des fonctions administratives de la 4ème Coordination Nationale des Universités de Paris X - Nanterre.


La Coordination Nationale des Universités appelle l’ensemble des coordinations et collectifs, organisations et sections syndicales à interpeller publiquement et par tous les moyens les élus et les candidats aux prochaines élections. Elle appelle également à s’adresser aux institutions européennes, en rappelant notamment le rendez-vous du contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril.


La Coordination Nationale des Universités en appelle aux médias pour dénoncer les manœuvres dilatoires du gouvernement et prend à témoin l’opinion publique sur sa manière révoltante de gérer la crise du monde de l’éducation et de la recherche.


La Coordination Nationale des Universités souhaite une réelle convergence des mouvements de contestation de la maternelle à l’université, en lien étroit avec la recherche et le secteur privé, à travers notamment l’organisation de nombreux forums sociaux contre la casse du service public.


Motion n°1 : Proposition de motion d’action partageable RPG


La Coordination Nationale des Universités, suite à la proposition d’action dite « RPG » (Rectorats, Péages, Gares) votée lors de sa réunion à Dijon le 16 mars dernier, confirme la programmation de sa mise en œuvre et en définit ainsi les modalités.


1. Constatant la mobilisation historique de tous les secteurs professionnels lors de la journée du 19 mars, observant à la suite de nombreuses rencontres et de forum sociaux une convergence de plus en plus forte des revendications, notamment dans le secteur public, la Coordination Nationale des Universités appelle les secteurs professionnels en grève ou en lutte à venir partager avec les étudiants et les personnels de l’éducation, de l’université et de la recherche, trois journées d’actions visibles, les 25, 26 et 27 mars prochain et ainsi de suite chaque semaine tous les mercredis, jeudis et vendredis.


2. L’action partageable RPG se donne un calendrier national de trois destinations symboliques :


* tous les mercredis : les rectorats comme espace des décisions unilatérales et des logiques autoritaires.


Au choix les jeudis et vendredis :


* les péages autoroutiers et les grandes surfaces comme symboles de la marchandisation des savoirs et des dangers de la privatisation des services publics et de l’externalisation des services (tracts, ouverture des barrières et passages gratuits, cours en grande surface) ;


* les gares routières et ferroviaires comme symboles de la liberté de la circulation et de la transmission des savoirs (tracts, tenues de cours ou de mini forum sociaux dans les halls de gare suivis de die-in ou de sit-in, et plus si affinités).


3. L’action devra être conduite de façon totalement non violente, avec un nombre de personnels et de travailleurs suffisant pour ne pas exposer les étudiants, dans une optique qui consistera à ne jamais affronter ou provoquer les forces de l’ordre.


La Coordination Nationale des Universités souligne que la réussite de ces trois journées hebdomadaires d’action partageable dépendra de l’effectivité de sa mise en œuvre et du caractère vraiment coordonné et national de l’action.


Motion n°2 : Sur le second semestre universitaire


Après avoir provoqué la grève la plus longue de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse fait mine de se soucier de la tenue des enseignements. Elle avait pourtant un moyen simple de mettre fin à une colère qui fait l’unanimité du milieu universitaire contre ses projets : les retirer tous purement et simplement.


Quant à nous, enseignants et enseignats-chercheurs grévistes, nous saurons dans chaque université et dans le respect des spécificités disciplinaires trouver les modalités de la tenue du second semestre en liaison avec les étudiants et en accord avec les personnels administratifs et techniques.


Motion N°3 : Non à la répression


La Coordination Nationale des Universités déclare son soutien aux personnes arrêtées dans une extrême violence lors du mouvement de contestation actuel. Nous condamnons la répression policière qui touche de plus en plus de mouvements sociaux. Elle demande la fin des poursuites judiciaires entamées.


Motion N°4 : Calendrier des actions


* 24 mars :

* Appel aux syndicats siégeant au CTPU à voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU. * Manifestation nationale de la maternelle à l’université ?


* 25, 26 et 27 mars : « RPG » (voir motion n°1)


* Rectorats. * Péages. * Gares.


* 26 mars :


* Journée de manifestation nationale avec des déclinaisons locales. * Appel au blocage du CA du CNRS.


* 28 mars : Suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars).


* 30 mars : Actions standards téléphoniques et CROUS.


* 31 mars :


* Cérémonie de non remise des maquettes. * A Paris : Manifestation de chez Valérie Pécresse à chez Xavier Darcos, pour la non remontée les maquettes.


* 1er avril :


* Journée des Rectorats. * Remise des démissions administratives aux recteurs. * Actions vers l’interprofessionnel et l’intercatégoriel (CNE).


* 2 avril :


* Manifestation nationale à Paris * Journée BIATOSS et ITA : personnels administratifs et techniques des universités et des EPST en tête des cortège * Journée nationale de blocage.


* 3 avril : Nuit des écoles et des universités (occupation nocturne et festive simultanée de toutes les écoles et universités).


* 6 avril : 8ème Coordination Nationale des Universités à Paris 3.


* 8 avril : Manifestations.

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Mardi 24 mars 2009 2 24 03 2009 14:25

En cette belle journée ensoleillée une petite vingtaine d’étudiants (PE1) et de professeurs stagiaires s’est retrouvée à 9H à l’iufm pour les derniers préparatifs de la manif. Ensuite à 10h nous avons rejoint nos collègues devant la poste de Foix. Le moins que l’on puisse dire c’est que nous fûmes 20 à descendre du site et que nous nous sommes retrouvés plus de 50 (de l’iufm) dans le cortège.

Les syndicats ont annoncé 10 000 manifestants à Foix, sans entrer dans une bataille de chiffres qui n’a que peu d’intérêt du moment que l’inquiétude des salariés du privé et du public arrivent à se faire entendre, on peut dire sans hésiter que nous étions plus nombreux qu’au rassemblement du 29 janvier. On a pu noter une forte représentation des salariés du privé (textile, Continental, etc…) qui subissent de plein fouet les conséquences de la crise et de la politique Sarkozy-Fillon nettement plus favorable aux grands patrons.

Notre présence dans ce gros cortège a été très remarquée du fait de nos percussionnistes talentueux et de nos chants qui ont beaucoup plu. Ariège-news est même venu nous interviewer.




L’après-midi une dizaine d’étudiants a rejoint les collègues de Foix habitant à Toulouse et ceux des autres iufm (Toulouse et Albi). Là aussi notre cortège a été très animé et numériquement conséquent. Le cortège interpro était immense puisque plus de 100 000 manifestants ont été comptabilisés par les syndicats. Là aussi forte représentation du privé.




Il est à noter que les violences policières contre les étudiants ont émaillé la fin de la manif. Des étudiants ont été blessés par l’usage des flash-ball, d’autres ont été conduit au commissariat central. Nous n’avons pas d’autres informations à ce sujet, mais il est toujours choquant de voir l’Etat matraquer sa jeunesse quelle qu’en soit la raison.


Malgré ce dernier point cette journée a été une réussite car le gouvernement et le président ne peuvent plus dire qu’ils n’entendent pas nos revendications.


Fred.

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